RETOURS D’EXPERIENCES, - témoignage 2/6

Paroles de diplômée « N’hésitez pas, lancez-vous dans une formation d’ingénieur·e ! »

Jayamarie

11 février 2019

Après le témoignage de Jayamarie, diplômée ingénieure 2018 dans la spécialité Systèmes électroniques, c’est au tour de Suzanne, elle-même toute jeune diplômée ingénieure Cnam en cours du soir dans la spécialité Sécurité sanitaire, de nous parler de son expérience et du lien entre l’évolution professionnelle, la formation continue et le Cnam.

Suzanne FICADIERE, 43 ans vient d’être diplômée ingénieure dans la spécialité Sécurité sanitaire dans la modalité HTT (hors temps de travail, potentiellement à distance). Très heureuse d’avoir obtenu son titre d’ingénieure, Suzanne a dû pour y parvenir parcourir un long chemin qui lui a permis d’accumuler de nombreuses expériences. 

Un bac +2 comme un 1er bagage

L’obtention en 1997 d’un BTS en Chimie permet à Suzanne de rapidement travailler en tant que Responsable de laboratoire. A ce poste où elle reste neuf mois, elle a comme principale responsabilité le suivi des bains de traitement de surface et la station d’épuration servant aux traitements de ces bains avant leur évacuation dans les eaux usées.

A l’occasion de ce premier emploi, elle rencontre une inspectrice des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) de la Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) ; cette dernière la sensibilise à la question de la réglementation environnementale.

La formation continue pour acquérir plus de compétences…

Passionnée par la question, Suzanne décide alors, de reprendre une formation pour acquérir des compétences dans ce domaine. En 1998, elle choisit de suivre une formation de technicienne environnement en un an au sein de la chambre du commerce et de l’industrie de Versailles. Cette formation lui ouvre de nouveaux horizons : celui du management environnemental (ISO 14001), du risque chimique et de la gestion des déchets.

Avec ce nouveau bagage et suite à une réunion publique de sensibilisation à la mise en place du tri sélectif à laquelle elle assiste, elle décide de postuler à un emploi jeune pour la mise en place du dispositif de tri au sein de sa commune. Embauchée pour œuvrer à cette mission, elle est au bout de quelques mois transférée au sein d’une communauté de communes pour une mise en œuvre étendue du tri.

…et rebondir professionnellement au sein d’un grand groupe

Grâce à cette expérience professionnelle extrêmement enrichissante, Suzanne intègre en 2001 la société PSA Peugeot Citroën au poste de Technicienne environnement qu’elle occupera pendant neuf ans avant de devenir Chargée environnement au sein de cette même société, fonction qu’elle occupera jusqu’en 2015.

Au cours des années passées au sein de cette multinationale, Suzanne met en œuvre diverses méthodes de travail telles que le 5P, le 5S ou encore la méthode KAIZEN. Elle assiste aussi à l’évolution réglementaire en matière d’environnement avec l’arrivée de la taxe carbone et par voie de conséquence aux restrictions législatives en matière de stockage et de transport. Elle devient la référente de l’entité dans le domaine de la gestion du risque chimique et du transport de marchandises dangereuses.

Humainement parlant, l’expérience au sein de ce grand groupe a été, nous dit-elle, plus que passionnante. Suzanne passe du management, exclusivement transverse au management direct. C’est précise-t-elle grâce au développement de ses compétences, savoir-faire et savoirs-êtres telles que patience, rigueur, fermeté, capacité d’influence, aptitudes à décider et à mettre en œuvre, qu’elle mènera ses missions avec succès et sera une professionnelle reconnue dans son milieu.

Une formation d’ingénieure pour élargir ses horizons professionnels

Après plus de dix ans passés à travailler sur la même thématique, et désireuse de toujours aller plus loin, Suzanne postule en interne à un poste d'Ingénieur sécurité. Elle échoue cependant à obtenir le poste n’ayant pas de titre d’ingénieure en poche dans le domaine concerné.

Elle fait alors le choix en 2014 de s’inscrire au Cnam pour suivre la formation d’ingénieur·e en sécurité sanitaire proposée en cours du soir. Commence alors pour elle une nouvelle tranche de vie. En 2015, elle fait aussi le choix courageux d’un licenciement économique pour plus facilement mener de front sa reprise d’étude et sa vie de famille (Suzanne est mariée et mère de trois enfants).

Pendant ces quatre années de formation au Cnam, elle ne perd pas de vue que son futur titre d’ingénieure lui ouvrira des postes à responsabilité, d’accompagnement à l’aide à la décision des dirigeants d’entreprise. Suzanne explique qu’en tant que préventeurs des risques, les ingénieurs spécialistes de la sécurité sanitaire sont là pour guider et alerter sur les possibles risques sanitaires et/ou psychosociaux au sein des entreprises.

Elle sait aussi qu’un diplôme de niveau bac +5 et une spécialisation sont aujourd’hui en France une condition sine qua none pour évoluer professionnellement dans un métier comme le sien.

Le Cnam pour une reprise d’étude à tout âge…

Interrogée sur son expérience de formation au sein de l’école d’ingénieur·e·s du Cnam, Suzanne nous dit que l’EICnam lui a permis de reprendre à presque 40 ans des études longues et peu côuteuses. L’EICnam lui a même permis de reprendre une activité professionnelle.

Elle nous parle aussi de l’originalité des modalités d’enseignement à l’EICnam. Quand la matière enseignée le permet, les cours à distance offre la possibilité de suivre ses cours à son rythme et n’importe où. Suzanne a pu suivre 40% de ses cours à distance (FOAD). Une vraie chance pour une mère de famille. Ses enfants à l’école, elle pouvait suivre ses cours en e-learning le jour sans être dérangée, puis aller les chercher en fin de journée avant de filer au Cnam pour suivre ses cours du soir.

Sur son expérience de formation, Suzanne ajoutera que, si tout n’est pas toujours administrativement simple au Cnam, l’enseignement dispensé y est de qualité. Les intervenants sont à la fois des experts métier et des universitaires reconnus dans leurs domaines ; une garantie d’acquérir des connaissances théoriques mais aussi pratiques et proches du terrain.

…retrouver un emploi et envisager une nouvelle évolution professionnelle

Alors que Suzanne était dans sa dernière année de formation à l’EICnam, elle décroche un poste d'assistante sécurité au sein de la SNCF. A ce poste, ses missions consistent à faire appliquer la réglementation en santé sécurité au travail, du manager à l’opérateur. Elle accompagne aussi les hiérarchies dans le suivi (besoins en formation et suivi médical renforcé) de certains salariés : électriciens, caristes ou encore opérateurs amiante. Elle réalise aussi des contrôles terrain pour le respect des procédures internes en matière de sécurité et mettre en place les plans d'actions dans l’éventualité où ces procédures ne seraient pas totalement respectées.

Aujourd’hui Suzanne nourrit l’espoir d’évoluer rapidement au sein de la SNCF pour, en faisant valoir l’ensemble de ses compétences métiers, obtenir un poste d’ingénieure à hauteur de sa nouvelle qualification.

Un message aux femmes qui hésitent à se lancer dans une formation d’ingénieure

Contrairement à ce que l’on croit, nous avons tout comme les hommes, la capacité de mener à bien des missions à responsabilité. Nous devons y croire ! Alors n’hésitez pas à choisir vos études, en fonction de vos aspirations et du métier que vous souhaitez faire. Ne vous limitez pas […] Faites-vous confiance et mener votre carrière avec assurance !

Vous aspirez à des postes à responsabilité, vous vous sentez l’âme d’un leader, vous aimez la technique et vous avez la conviction que vous pouvez apporter du changement au sein d’une entreprise afin qu’elle s’améliore ? Alors, n’hésitez pas, lancez-vous dans une formation d’ingénieure !