Devenir océanographe

Claire, ingénieure-océanographe

25 novembre 2020

Claire, ancienne étudiante, raconte son métier d'ingénieure-océanographe à l'Institut de Recherche Marine en Norvège.

Mes tâches et activités

« Je suis ingénieure à l’Institut de Recherche Marine, au sein du département « Oceanography and Climat », à Tromsø, en Norvège. Je dirige le laboratoire « Ocean Acidification ». Avec mon équipe, notre mission principale est de surveiller l’acidification des océans. Nous effectuons de nombreuses analyses comme le DIC (Disolved Inorganic Carbon), l’alcalinité de l’eau, le potentiel hydrogène (pH), l’oxygène dissout (méthode de Winkler) … Je m’occupe également de déployer le matériel d’instrumentation avant l’embarquement des navires océanographiques notamment des capteurs mesurant le pCO2, technique utilisée, par exemple, pour le mouillage. En parallèle, je participe à des workshops afin de tester et d’échanger sur les performances de différents instruments et capteurs utilisés. Je vais prochainement assister à la conférence « ICOS-OTC pCO2 inter-comparaison » qui se déroulera en Belgique en 2021.

Je suis également impliquée dans un projet de formation que j’apprécie énormément : « Tropical Nansen Legacy ». L’objectif est de former aux bonnes pratiques d’échantillonnage et d’analyses dans les pays en voie de développement. Grâce à ce projet, j’ai pu voyager au Sénégal, en Mauritanie, en Afrique du sud et l’année prochaine je vais participer à des campagnes dans l’Océan Indien. Une autre partie de mon travail consiste à épauler le lab manageur sur les conditions de sécurité des laboratoires et à la bonne gestion des produits chimiques. Pour conclure, tout au long de l’année, je travaille principalement en laboratoire, je participe à quelques campagnes en mer d’une durée de 3 mois par an. J’aime la possibilité de travailler sur des projets très différents. C’est un métier très enrichissant. »

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