Témoignage

Jonathan Caron, ancien élève du cycle Elsa de l'Ecole nationale d'assurance

24 mai 2017

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Benoît Chapelotte 01 44 10 79 50
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Le cycle Elsa permet à des personnes éloignées de l'emploi et déjà titulaires d'un bac+5 d'intégrer directement le M2 Management de l'assurance en alternance du Cnam-Enass. Un seul chiffre montre l'efficacité de ce programme : 97% ! C'est le taux d'insertion dans l'emploi une fois le diplôme en poche.

Bonjour Jonathan, pouvez-vous nous brosser votre profil... d'hier et d'aujourd'hui ?
Je suis titulaire d’un master en histoire de l’art et archéologie ; après mon cycle universitaire, j’ai passé le concours d’attaché territorial de conservation du patrimoine, que j’ai obtenu en 2013. Entre cette date et mon inscription au cycle Elsa, j’ai enchaîné plusieurs contrats temporaires, d’abord dans la filière culturelle puis, ne trouvant pas de poste dans ce secteur, dans les métiers du tertiaire.

Aujourd’hui, je suis chargé de clientèle chez Marsh, un cabinet de courtage situé à la Défense, chez qui j’ai aussi effectué mon année d’alternance. Je m’occupe d’un portefeuille de clients privés et publics, et je m’intéresse notamment aux problématiques assurantielles du secteur public.

Quel était votre état d'esprit avant de découvrir le cycle Elsa ?
Une fois le concours en poche, je désespérais de ne pas trouver de poste dans le secteur culturel, notamment dans les musées. Après avoir terminé plusieurs contrats qui ne me convenaient pas, j’ai pensé à une réorientation professionnelle, mais je n’avais pas pensé au secteur de l’assurance.

Comment avez-vous découvert le programme que propose le Cnam-Enass ? Que vous a-t-il apporté et comment vous a-t-il remis le pied à l'étrier ?
Pendant cette période de remise en question, j’ai reçu un e-mail du Pôle Emploi, me proposant d’assister à l’une des réunions d’information qui se tenaient au Cnam. L’invitation tombait à point nommé ! Je m’y suis rendu et ai pu poser les questions qui me taraudaient sur l’organisation du cursus et mon insertion professionnelle, alors que j’étais initialement issu d’un secteur plutôt éloigné de l’assurance. Après une semaine de réflexion, j’ai décidé de tenter l’aventure, et j’ai commencé à chercher une entreprise.

Le cycle Elsa m’a ouvert la porte d’un secteur professionnel qui ne m’aurait pas été accessible autrement, tout du moins difficilement. Les cours en alternance sont un excellent compromis : ils permettent de recevoir un contenu théorique tout en pratiquant au quotidien les métiers de l’assurance, dans son entreprise. Par ailleurs, pour ceux qui, comme moi, se sont accoutumés au monde du travail, ils permettent de trouver le bon équilibre entre activité professionnelle et reprise d’études. Le rythme adopté pour le cycle Elsa – une semaine de cours pour trois semaines en entreprise – est idéal pour s’investir dans son entreprise et s’insérer dans son nouveau milieu professionnel.

Comment appliquez-vous ce que vous avez appris durant votre cursus dans votre vie professionnelle actuelle ?
Le poste de chargé de clientèle consiste à coordonner les actions sur l’ensemble des branches d’assurances des clients ou des prospects ; les cours dédiés à chacune des branches (RC, IARD, auto, etc.) m’ont été particulièrement utiles pour acquérir les caractéristiques et les mécanismes classiques de chacune de ces branches.

Par ailleurs, je travaille presque quotidiennement en mode gestion de projet. Or, le cycle Elsa se valide en partie grâce au travail de conduite de projet : celui consiste à mener à bien, pour une entreprise cliente à trouver au début de l’année scolaire, un projet aboutissant à un livrable pour l’entreprise et un compte-rendu pour le Cnam-Enass. Cette démarche m’a permis de me familiariser un peu plus avec cette méthode de travail, aujourd’hui très populaire dans les entreprises et auprès de certains clients.

Enfin, conseilleriez-vous le cycle Elsa à d'autres et pourquoi ?
Changer d’orientation professionnelle n’est jamais chose aisée ; néanmoins, pour quiconque est certain de son choix et déterminé à s’investir pendant une année, je lui conseillerais volontiers ce cursus qui a de nombreuses qualités, dont la première est celle d’être court. La diversité des enseignements permet d’appréhender les différentes branches de l’assurance et, peut-être, de trouver sa préférence vers tel ou tel type de garantie, ou vers tel ou tel métier.

Bien-sûr, comme dans tous les cursus, on fait également face à des enseignements qui plaisent moins et pour lesquels il faut fournir plus d’efforts pour réussir ; mais si l’on envisage cette année – qui passe très vite ! – comme un temps d’investissement pour atteindre un emploi stable, il est plus facile de persévérer.

Le secteur de l’assurance se porte bien et continue d’embaucher bon nombre de sortants du cursus Elsa.

Propos recueillis par Laurent Ibri.