Formation d’ingénieur·e hors temps de travail - Télécommunications et réseaux

«La spécialité Télécommunications et réseaux que j’ai choisie est recherchée dans le monde professionnel»

16 mars 2020

Christophe, 47 ans aujourd’hui chargé de production chez AUSY auprès de SFR Business et devenu ingénieur Cnam en 2019, revient sur sa reprise d’étude dans le domaine des Télécommunications et réseaux. Il nous raconte aussi l’avant-après diplomation et ce qu’elle signifie aujourd’hui dans l’évolution de son parcours professionnel.

Quel était votre projet professionnel en reprenant votre formation au Cnam?

En reprenant une formation au Cnam, j’avais le souhait d’approfondir mes connaissances acquises suite à l’obtention de mon DUT GEII dans le domaine de l'électronique. Je désirais également reprendre une formation dans une spécialité recherchée dans le monde professionnel, en l’occurrence les Télécommunications et réseaux.

Mon parcours de technicien de mise en service sur les réseaux mobiles m’a conforté dans le choix de cette formation d’ingénieur·e Télécommunications réseaux (TR).

Vous avez choisi la modalité hors temps de travail (HTT), qu’en diriez-vous?

La formation HTT était pour moi la seule solution pour suivre une formation diplômante tout en m’assurant un revenu mensuel.

Les cours du soir m’ont permis de suivre deux unités d’enseignement par semestre ce qui signifie que deux soirs par semaine, je redevenais élève. Le rythme de formation que j’ai suivi a été, me semble-t-il, un bon compromis pour obtenir au final quatre UE par an et avancer rapidement et surement vers la diplomation. J'ai pu également reprendre ces études sans faire trop de sacrifices personnels, par exemple, être trop absent de chez moi ou délaisser le domestique.

En quoi votre quotidien professionnel a-t-il évolué dès lors que vous vous êtes engagé dans le cursus TR et obtenu ensuite votre titre d’ingénieur?

Les manageurs de mon entreprise sont toujours en demande de personnes compétentes, auxquelles ils pourront déléguer des projets à gérer. Dès lors que je suis entré en formation au Cnam, mon aptitude à pouvoir m’impliquer de façon sérieuse dans une reprise d’étude a été saluée et je me suis vu impliqué dans la gestion de nouveaux projets à des postes stratégiques, tels qu’administrateur sur un réseau opérateur ou ingénieur IP sur un réseau de supervision.

Mon rôle aujourd’hui est d’assurer le suivi des étapes de la mise en service de liens CELAN (Core Ethernet LAN), il s’agit de liens d’accès de niveau 2 (Ethernet) vers le client que je gère avec des outils spécifiques et qui nécessitent l’intervention de différents sous-traitants et opérateurs.

Par ailleurs, depuis que j’ai obtenu mon titre d’ingénieur, ma rémunération a changé. Le diplôme m’a également permis d’accroitre mes prétentions là où la sélection des candidats se fait sur un haut niveau de compétences.

Selon vous, comment le titre d’ingénieur Cnam est-il perçu dans le monde de l’entreprise?

Les élèves du Cnam sont perçus comme des personnes assidues et motivées. Il faut effectivement une sérieuse motivation pour reprendre les cours après une journée de travail et assumer en parallèle une vie de famille.

Pour une reprise d’étude, recommanderiez-vous le Cnam?

Pour obtenir une formation diplômante de très bon niveau tout en assurant une vie professionnelle et familiale, le Cnam est selon moi, la seule solution. Suivre ailleurs une formation d’ingénieur·e demande de se libérer du temps en journée et est souvent plus coûteuse.

La difficulté à l’école d’ingénieur·e·s du Cnam, c’est surtout de pouvoir soutenir ses efforts sur la durée. C’est aussi être à même de pouvoir se dégager du temps le soir en laissant de côté quelques occupations domestiques ou personnelles. C’est également veiller à ne pas avoir trop de déplacements professionnels. Par exemple en début de carrière, malgré mon envie de reprendre une formation, je me déplaçais trop souvent pour réaliser mon souhait. J’ai dû attendre d’avoir une activité plus sédentaire pour m’inscrire au Cnam.

Quels conseils donneriez-vous aux futur·e·s ingénieur·e·s TR?

Il faut avant tout faire le point sur le temps que l’on souhaite consacrer à la formation et vérifier que ses plannings professionnels et familiaux seront compatibles.