Profil des auditeurs du Cnam

Le Conservatoire national des arts et métiers est un établissement qui consacre son activité pédagogique et de recherche à la formation professionnelle des adultes. En 2016-2017, cette activité représente 93 % de l'activité pédagogique du Cnam. Les 7 % restants sont dédiées aux apprentis et étudiants dans quelques filières historiquement liées au Cnam (par exemple l’ingénieur de l’école supérieure des géomètres et topographes - ESGT), qui sortent directement de l'enseignement secondaire.

En 2016-2017, le Cnam a proposé une offre de formation nationale de près de 5 500 enseignements en présentiel 1 100 enseignements à distance et 500 enseignements en formation hybride. Il a accueilli près de 60 500 inscrits pour 250 000 inscriptions à un enseignement de cette offre nationale et près de 13,5 millions d’heures stagiaires. Le Conservatoire reste le premier acteur de la formation continue en France, accueillant 13 % de l’ensemble des stagiaires et assurant 20 % des heures stagiaires avec stage pratique.

Le réseau du Cnam s’étend également à l’étranger dans quatre centres, une dizaine d’antennes et une cinquantaine de partenariats. Le nombre d’auditeurs inscrits administrativement à l’étranger est proche de 7 100 en 2016-2017.

Les auditeurs du Cnam sont relativement jeunes : 34,1 ans en moyenne. Cela s’explique notamment par le développement récent des formations en alternance, 6 900 auditeurs inscrits dans cette voie en 2016-2017, qui attirent un public jeune (24,7 ans en moyenne) et encore masculin du fait de formations d’ingénieurs, malgré des campagnes de promotion auprès des femmes : on dénombre ainsi 144 hommes pour 100 femmes inscrits en alternance contre 110 pour l’ensemble des inscrits.

La part des auditeurs ne disposant pas de diplôme ou du BAC au maximum au moment de leur première inscription au Cnam tend à augmenter de nouveau (respectivement 37 % en 2016-2017, avec une hausse de près de 5 points de pourcentage) au détriment des détenteurs d'un diplôme de niveau BAC+2 (28 % accusant une baisse de 5,5 points de pourcentage).

En 2016-2017, au moment de leur inscription au Cnam, six auditeurs sur dix sont des actifs en emploi (63 %) alors que moins d’un sur quatre est à la recherche d’un emploi (22 %). Enfin, un auditeur sur deux en emploi occupe une profession intermédiaire (51 %).

Parmi les 60 500 auditeurs, 23 600 se sont inscrits pédagogiquement à au moins un enseignement à distance ou en hybride, soit 39 %. Après un essor notoire entre 2012 et 2013 (+5,8 %), le nombre d’auditeurs inscrits en formation à distance ou en hybride est stable.

Cette offre de formation à distance est complétée par 17 MOOCs, qui ont recueilli 140 000 inscriptions en 2016-2017.

En 2016-2017, les 60 500 inscrits ont donné lieu à 250 000 inscriptions à un enseignement de l’offre nationale. Sur l’ensemble du réseau, plus de sept inscriptions sur dix (70 %) sont prises en présentiel.

Au cours des dernières années, la part des inscriptions associées à un niveau I (BAC+5 et plus) augmente, passant de 16 % en 2013-2014 à 27 % en 2016-2017.

La valorisation des parcours correspond à une activité importante au Cnam. Ainsi, la présence et la réussite aux examens à l’issue des enseignements demeurent élevées : en moyenne sept auditeurs sur dix se présentent aux examens (75 % en 2016-2017) et, parmi eux, huit, en moyenne, les réussissent (82 %).

La présence et la réussite aux examens varient selon la modalité d’enseignement choisie. Ainsi le taux de présence aux examens des enseignements dispensés à distance ou en hybride est plus faible que celui des enseignements dispensés en présentiel (en 2016-2017, respectivement 58 %, 73 % et 80 %). La réussite, quant-à-elle, est particulièrement élevée lorsque l’enseignement est dispensé en hybride ou en présentiel (respectivement 83 %) pour une réussite plus faible lorsqu’il s’agit d’enseignements dispensés totalement en formation à distance (80 %).

Par ailleurs, on observe un certain recul du nombre de parchemins délivrés en 2016-2017, avec un volume de 12 700 (données provisoires). Les trois-quarts environ sont des diplômes (74 % en 2015-2016), essentiellement de niveau II (49 % en 2015-2016). Licences générales, licences professionnelles (respectivement 19 % en 2015-2016) et les diplômes d'établissement (17 %) représentent plus d’un diplôme sur deux délivrés (55 %).

Le quart restant correspond à des certificats, dont un peu moins de deux sur trois sont délivrés dans le cadre du partenariat avec l'autorité des marchés financiers (AMF, 50 % en 2015-2016) et du certificat informatique et internet (C2i, 13 %).

Enfin, le Cnam accompagne ses auditeurs dans le cadre de la validation des acquis :

  • la validation des acquis professionnels (VAP) a reçu 710 candidatures en 2017 qui ont donné lieu à 763 notifications de décision dont 503 accès direct et 222 accès sous réserve de validation d’enseignement(s) ou avec dispense de certains enseignements. En 2017, il s’agit de femmes plus souvent que d’hommes (52 %), de candidats plus âgés que les auditeurs (40,6 ans en moyenne en 2017) mais tout autant à la recherche d’un emploi ou «sans emploi» (23 %). Leur demande de VAP s’est exprimée en moyenne après 16 à 17 ans d’expérience.
  • la validation des acquis de l’expérience (VAE) a concerné 511 candidats en 2017 qui ont donné lieu à 594 notifications de décision dont 319 délivrances de diplôme complet et 243 validations partielles. En 2017, les candidats sont nettement plus âgés que les auditeurs (42,9 ans en moyenne) mais moins fréquemment à la recherche d’un emploi ou « sans emploi » (13 % en 2017).
    Leur demande de VAE s’est exprimée en moyenne 16,5 ans après l’obtention de leur plus haut diplôme. En 2016, le Cnam a contribué, au niveau national, à hauteur de 14 % de l’ensemble des délivrances de diplômes dans le cadre d'une VAE.
  • la validation des études supérieures (VES) a concerné 1 372 candidats en 2017 qui ont donné lieu à 1 489 décisions dont 704 accords d’UE et 409 accords couplés avec au moins un refus d’unité d'enseignement. En 2017, il s’agit à peu près autant d’hommes que de femmes (49 % d’hommes) et de candidats dont l’âge moyen est assez proche de celui des auditeurs (33,3 ans).